Chavouot 5776: Sommes-nous tous des convertis ?

Chavouot ne serait-elle pas la fête de la conversion? Ruth en est l’héroïne, l’accueil de la Torah en est le centre… Telle sera notre thématique pour la soirée ce Chavouot de cette année…

Pour Surmelin

Chavouot, don de la torah tables de la loi

Chavouot est la fête de la réinvention du Judaïsme, de la réception renouvelée de la Torah, reçue par tout le peuple au moment du Sinaï et par chacun d’entre nous, chaque année.

Nous sommes tous des convertis. Nous nous reconvertissons chaque année, nous recevons la Torah à Chavouot, nous faisons téchouva à Kipour. Nous gardons une alliance qui se renouvelle et nous grandissons dans cette alliance.

Le dire ainsi semble provocateur, mais tels sont les termes du midrach lui-même.

En cette période où ceux qui désirent rejoindre le peuple juif sont parfois très mal accueillis, nous tenons à remettre l’accueil au centre de notre étude, l’accueil que la tradition nous ordonne.

En ce jour de réception renouvelée de la Torah, c’est la conversion qui sera à l’honneur. Et tout naturellement, Ruth sera notre héroïne…

 

18h45 office/dracha

D’Abraham à Ezra en passant par Moïse, Sarah et…

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Programme re-devenir Juif 2016/2017

Le programme de l’année 2016/2017 est disponible en téléchargement sur le lien suivant: programme détaillé cycle re-devenir juif

conversion au judaïsme
Etude complète du judaïsme

12/13 mars La prière de l’étude de la Torah
Prières : Chéma 1
Rachi : le temple, le avoda et avodat halev Pedago/Moïse, Dieu, négociation
Conclusion de la première session
23/24 mars : Pourim
2/3 avril Prières : Ma tovou
Rachi : la fraternité le lachon hatov Prière juive : les grandes lignes à sidour ouvert (avec post-it)
Prière juive : le programme « grandes questions »
9/10 avril Prières :Kedoucha et ledor vador
Le Chabat Pedago/Sortie d’Egypte histoire de liberté
Cours : PessaH
22/23avr: PessaH
5 mai : Yom hashoa
12 mai : Yom haatsmaout
14/15 mai Prières : Ossé chalom
Rachi : Kedochim communiquer Commandements vis-à-vis du prochain, Lev 19 et lashon hara,
Les courants du judaïsme, Israel Salanter
22 mai —- Pédago/Mélanges culturels
Les bénédictions
4/5 juin Prière : Ein kélohénou
La Torah et sa lecture Pédago/ Le don de la Torah
Cours : Chavouot
11/12 juin : Chavouot
10/11 septembre Rachi Pédago : L’histoire de Jonas
Cours : Le calendrier juif
17/18 septembre Roch hachana/ Yom Kipour Roch Hachana/ Kipour
2/3/4 oct : Roch hachana
11/12 oct : Yom Kipour
15/16 octobre Rachi Pédago : le texte de kohelet et les ados
Cours : Soukot/simHat Torah
16/17 oct : Soukot
23/24 oct : SimHat Torah
5/6 novembre Prière juive : Chéma et Amida Histoire 1
26/27 novembre Bible : Prophètes et Hagiographes Histoire 2
20/21 nov : Maison Pleine
3/4 décembre Rachi Histoire 3
10/11 décembre Histoire 3 L’Etat d’Israël, le sionisme Yom hahatsmaout, yom hashoa, tou bichevat, lag baomer Pédagogie: l’histoire de Hanouka
Cours: Michna et Talmud
24/31 dec : Hanouka
7/8 janvier Rachi : Pédago : Cycle de vie 1 : Naissance et Bar/bat Mitsva
21/22 janvier La lecture de la Torah Cycle de vie 2 : Mariage et divorce
11 fevrier tou bichevat
25/26 février Prophètes et prophétie Cycle de vie 3 : Maladie et deuil
4/5 mars Rachi Pedago : l’histoire d’Esther / Pourim
11/12 mars : Pourim
25/26 mars Le judaïsme libéral Le judaïsme libéral
Mini seder de Pessah
10/11avr(16/17) : PessaH
22/23 avril Cacherout Littérature rabbinique
13/14 mai Rachi Pedago : l’histoire de ruth
La place des femmes dans la tradition juive
20/21 mai Les grands penseurs Les grands penseurs
30/31 mai : Chavouot
10/11 juin Responsa et questions actuelles La conversion-Giour

Comment se déroule la lecture de la Torah ?

La lecture communautaire de la Torah est le moment où la communauté porte le texte millénaire et en renouvelle le sens. La lecture du chabbat matin reprend la paracha de la semaine. Le Rabbin Yann Boissière et la commission « affirmer notre identité » ont voulu partager leur approche de la prière juive dans un petit livret accessible au MJLF. Cet article en reprend des extraits. Merci à eux pour ce partage.

■ La lecture de la Torah :
● On considère traditionnellement que Moïse a institué la lecture de la Torah les jours de Shabbath et des fêtes, tandis qu’Ezra (Esdras) aurait institué les lectures de semaine (les lundi et jeudi), ainsi que la lecture de minhah à Shabbath (Meg. 75a) ; selon une autre version (Mekhilta 45a), les lectures de semaine auraient été instituées par les « prophètes et les anciens ».
● Nos Sages ont divisé le texte de la Torah (le « Pentateuque », à savoir les cinq livres de Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome) en 54 parties, ou parashiyoth (pluriel de parasha, « section », parfois dénommée « péricope »), de manière qu’une lecture complète du rouleau de la Torah, quels que soient les décalages dus aux Fêtes, soit accomplie au bout d’une année complète.
● La fin de cette lecture et son recommencement immédiat ont lieu lors de la fête de Simhath Torah (« joie de la Torah ») qui se déroule immédiatement après la fête de Soukkoth.
● Le principe d’une lecture ordonnée de la Torah, parasha après parasha, ne s’est imposée que progressivement, à l’époque des tannaïm (les Sages auteurs de la Mishna, qui ont vécu entre 1 et 200).
● La division en 54 parashiyoth exactement est tardive ; elle n’a été fixée définitivement qu’à la période des guéonime, les générations de Sages qui ont suivi la clôture du Talmud après 500.
● La division en chapitres est le fait d’Etienne Langton (1155-1228), évêque de Canterbury.
● La division en versets, quant à elle, est généralement attribuée à Robert Estiennes (1503-1559), imprimeur du roi François 1er exilé à Genève en 1552, pour son édition de l’Ancien Testament de 1553.

■ Le minhag (« coutume ») libéral – une lecture triennale du texte :
● Il existait à l’époque talmudique deux minhaguime concernant la façon de lire le texte de la Torah.
● Le premier, en vigueur dans les communautés de Babylonie, procédait à une lecture intégrale de la parasha chaque semaine ; le deuxième, en vigueur en Erets Israël (Palestine), ne parcourait chaque semaine qu’un tiers de la parasha et ne complétait ainsi la lecture totale du séfère qu’au bout de trois ans, voire trois ans et demi. C’est ce dernier mode que l’on appelle « lecture triennale ».
● Les communautés libérales, dès le 19e siècle, ont repris cette lecture triennale, à la fois pour abréger les offices, mais aussi dans un souci de compréhension : ce qui est cantilé en hébreu est la plupart du temps traduit et relu (ou paraphrasé, ou commenté) en français, afin que chacun se pénètre bien du texte.

■ Les aliyoth (« montées [à la Torah] »), le shomère (« gardien ») et les dons :
● Sept personnes sont appelées à la Torah le samedi matin. Au temps du Talmud, ces personnes lisaient elles-mêmes dans le séfère-Torah, mais cette compétence s’étant progressivement perdue, la coutume consiste depuis lors à ce que le olé (la personne qui « monte ») prononce une bénédiction avant et après la lecture, cette dernière étant assurée par l’officiant.
● Dans nos communautés libérales, femmes et hommes montent indifféremment à la Torah (seuls les hommes montent dans les communautés traditionnelles). Les qualités de cohen ou de lévi n’étant plus considérées comme des statuts à la certitude historique indubitable, les priorités de lecture qui leur sont traditionnellement attribuées (le cohen montant en premier, le lévi en deuxième) ne sont plus observées.
● Le shomère (« gardien ») est la personne qui, lors de la lecture, vérifie que le texte est correctement prononcé et cantilé. Alors que le séfère-Torah ne comporte ni voyelles ni ponctuation, il dispose d’un livre spécial (le « tikkoune ») pourvu de toutes les indications nécessaires. L’exactitude du texte est chose si importante que le shomère n’hésite pas à reprendre le lecteur à haute voix si une erreur est commise.
● « Monter » à la Torah constitue un honneur, et soutenir financièrement la communauté où l’on prie est une mitsva (un « commandement »). C’est pourquoi les Sages ont institué une politique de don obligatoire : toute personne qui monte a le devoir de faire un don à la communauté (ou une promesse de don, pour ne pas briser la sainteté du Shabbath). Ces dons sont annoncés publiquement dans maintes synagogues traditionnelles ; ils ne le sont pas dans les synagogues libérales, mais l’obligation n’en demeure pas moins…