Les fondamentaux: Pitches des cours de conversion

Les Fondamentaux Descriptif des cours

■ La Bible – cours n°1
Qui a écrit la Bible ? Pourquoi a-t-elle la structure que nous lui connaissons aujourd’hui, et pas une autre ? De quand date sa canonisation (et qu’est-ce que, justement, la « canonisation) ? En quoi le Tanakh, la Bible juive, est-elle différente de sa version chrétienne ? Toute ces questions (et bien d’autres) seront abordées dans ce cours, qui se focalisera sur les fondements, les définitions et autres précisions historiques sur le Texte des Textes, fondement de notre Tradition. Un cours pour apprendre … ou pour réviser !

■ La Bible – cours n°2
Après avoir posé les bases de compréhension, nous réfléchirons dans ce cours à la place acquise par la Bible au sein de la Tradition : comment les Sages ont-ils abordé cette Bible fondatrice, et en particulier la Torah ? Comment l’ont-ils inclue dans la liturgie, comment en est-on arrivé à la lecture de la Torah ? Mais aussi : comment lire, interpréter le texte biblique selon les Sages ? Quelle est cette fameuse « herméneutique juive » ? Et qu’en est-il des notions de Matane Torah (« don de la Torah »), de « Torah orale » et de « Torah écrite » ? Beaucoup de questions ! Et quelques éléments de réponse…

■ Histoire juive – cours n°1
Le grand historien des idées Isaiah Berlin aimait à dire : « Le peuple juif ? Trop d’histoire, pas assez de géographie… ». Ce cours, pourtant, répondra à une demande massive des années précédentes : dans la mesure-même où Les Fondamentaux abordent énormément de sujets et des domaines très différents, et qu’il nous faut toujours les situer dans leur histoire et leur évolution, il est apparu nécessaire de disposer d’une trame générale de l’histoire juive, à tout le moins, de savoir situer quelques moments-clés : Salomon, la destruction du Second Temple, Les Macchabées, la conquête arabe de la Palestine… Bref, 5000 ans d’histoire en deux fois 120 minutes ! Ce premier cours couvrira une période allant du néolithique à 638 è. c., début de la période musulmane (vous aviez oublié ?).

■ Le Talmud
Nous n’irons pas jusqu’à dire que le Talmud, pour la Tradition, est plus important que la Bible, mais il est certainement le texte où se déploie, avec tout son génie, la pensée juive telle que la concevait le mouvement rabbinique. Il ne s’agira pas, ici, d’étudier une page de Talmud (patience ! Pas encore…), mais de positionner tous les éléments de compréhension pour savoir « de quoi on parle » : Mishnah, Gemara, tannaïm, amoraïm, souguiya, et de chercher à comprendre, bien entendu, ce que les Sages avaient en tête lorsqu’ils se sont lancé dans cette gigantesque entreprise. Et puis, tout de même, pour finir, nous goûterons à l’étude d’un début de page du Talmud…

■ Histoire juive – cours n°2
Poursuivant notre survol de l’histoire juive entamé le 21 janvier dernier, afin d’en positionner les éléments-clés pour la compréhension des différents sujets abordés lors des Fondamentaux, ce cours se focalisera sur l’histoire des différents centres d’influence juive : Babylonie des Geonim, première communautés ashkénazes de la vallée du Rhin, communautés espagnoles (y eu-t-il vraiment un « âge d’or ? »), expulsions de 1492 et de 1497, jusqu’à nos jours – y compris le sionisme et le spectaculaire « retour à une forme de souveraineté » juive avec la création de l’Etat d’Israël.

■ La prière – cours n°1
Disposant de deux cours sur le sujet, ce premier volet consistera à mettre en place les éléments historiques et « objectifs » pour maîtriser le sujet : histoire et évolution de la prière et de la liturgie, passage, après la destruction du Second Temple, d’un culte centré sur les sacrifices à un culte centré sur la prière, formation des synagogues, origine et formation du siddour (le « livre de prière »), variété des types d’office (de semaine, de Shabbat, des fêtes, etc…), ou encore, structure interne d’un office-type… un cours indispensable pour mieux prier, et se sentir plus à l’aise lorsque vous fréquentez les offices !

■ La prière – cours n°2
Les rabbins ne se sont jamais lancés dans la rédaction de traités théologiques pour expliquer leur conception de Dieu ou la manière de s’y relier, mais ils ont placé toute leur pensée, tout leur génie dans la prière, le texte des prières. C’est à cet immense arrière-plan théorique des rabbins que nous consacrerons ce cours, et aux questions qu’ils nous posent encore aujourd’hui : la prière est-elle entendue ? Que veut dire prier avec intention ? La prière fixe est-elle propice à l’expression personnelle, à mon lien personnel avec Dieu ? Pourquoi prier en communauté ? Qu’est-ce qu’une bénédiction ? Sans oublier le côté pratique : comment suivre dans le siddour du MJLF ?

■ La fête de Pourim
Inutile de présenter Pourim, l’une des fêtes les plus populaires et joyeuses du calendrier juif ! Encore que… Il sera bien intéressant, sans doute, d’étudier la façon dont cette fête s’est constituée (dont on ne trouve pas trace, dans l’histoire, des personnages…), mais aussi ses dinim (ses « lois », ses pratiques), et les thématiques qu’elle propose à notre réflexion : le livre d’Esther, par exemple, est le seul livre biblique qui ne contient pas le nom de Dieu… Un cours indispensable avant de venir participer au grand Pourim-Spiel du MJLF le soir du samedi 15 mars 2014 !

■ La synagogue
La synagogue est-elle une beit-tefilah (« maison de prière ») ? Un beit-midrash (« maison d’étude ») ? Ou une beit-knesset (« maison de rassemblement ») ? Réponse : les trois ! Mais au fait, à quelle époque se sont créées les synagogues ? Comment les rabbins en ont-ils fait leur domaine pour imposer leurs vues, après la destruction du Temple, et s’imposer comme leaders du peuple juif ? Par ailleurs : d’où vient l’agencement bien particulier d’une synagogue, quelles sont les lois qui le régissent ? Histoire, pensée, anecdotes sont au programme de ce cours pour comprendre une institution majeure du judaïsme.

■ Le Shabbat — cours n°1
Le Shabbat a probablement gardé davantage le peuple juif que le peuple juif n’a gardé le Shabbat… Par ailleurs, le shabbat est sans doute la construction la plus géniale et la plus complexe du peuple juif : si l’idée en est simple (célébrer, chaque semaine, la Création et en ressentir le « délice » — notion de « Oneg Shabbat »), son vécu repose sur un ensemble complexe de notions et de lois. Nous n’aurons pas trop de deux cours pour les connaître et réfléchir ensemble à ce que peut être l’expérience du Shabbat aujourd’hui. Au programme de ce premier cours : connaissance des notions et des lois traditionnelles sur le Shabbat : l’interdit du travail, les différents moments liturgiques du Shabbat, les lectures de Torah, et bien d’autres choses encore !

■ Le Shabbat – cours n°2
Il s’agira, pour ce deuxième cours sur ce thème, d’avoir une approche plus réflexive. Les grandes notions halakhiques et « techniques » ayant été posées lors du cours précédent, nous réfléchirons ici, à l’appui de textes de différents auteurs, sur ce que signifie la notion de « repos », de « cessation » aujourd’hui. Sera aussi abordée la difficile — et passionnante question du « curseur de la pratique » du Shabbat : l’approche libérale, ici, a une approche sensiblement différente de la sensibilité orthodoxe. Seront également abordés des points très concrets de pratique : allumage des bougies, bénédictions à réciter, qiddush, havdalah… en attendant de vivre tout cela ensemble, en communauté !

■ Pessah – Seder pédagogique
Le Seder pédagogique, c’est très simple : nous vivrons le Seder, étapes par étapes, pour une véritable « répétition générale » ! Une seule différence majeure : nous ne mangeons malheureusement pas, lors de ce cours, les délicieux mets traditionnels de ce soir-là… Au menu, cependant : une explication de la fête de Pessa’h (histoire, signification, pratiques), et une lecture pas à pas de la Haggadah, axée aussi bien sur la pratique que sur la philosophie de nos Sages : c’est dans ce récit de la Haggadah, en effet, que ceux-ci ont exprimé toutes leurs idées théologiques sur ce qui demeure une expérience fondamentale de notre peuple, et un message toujours révolutionnaire adressé à l’humanité : la liberté !

■ L’Etat d’Israël & ahavat Yisra’el
Une gageure que de traiter ce sujet en deux heures ! Ce cours articulera des dimensions très différentes du sujet :
– la dimension historique, avec un survol des 2000 ans d’histoire qui suivent la destruction du Temple (un accent particulier sera mis sur le sionisme, avec un rappel des différents conflits après 1948) ;
– la dimension politique et économique (un descriptif de l’Etat Israël aujourd’hui : ses institutions, sa sociologie, son économie) ;
– la dimension de l’actualité (processus de paix, rapports avec le monde arabe et les Palestiniens) ;
– sans oublier la dimension identitaire : ahavat Israël, « l’amour d’Israël, c’est ce qui nous relie, nous juifs de diaspora, juifs de France, à un « foyer » qui, au-delà de l’aspect politique, fait aussi partie du judaïsme. Question complexe – dont nous poserons les bases.

■ Cycle de la vie — Naissance & maturité
Comment se prépare-t-on à l’arrivée d’un enfant ? Quels sont les rites de naissance juifs traditionnels d’accueil des petits-garçons et des petites-filles? Nous étudierons ensemble le rituel de la Brit-Mila et son sens profond, et nous intéresserons à la signification de la nomination pour les filles. Ce cours est ouvert à tous, parents et futurs parents ou grands-parents.

■ Cycle de la vie — Mariage, deuil
Que dit le judaïsme du deuil et de l’accompagnement des endeuillés ? Quels sont les rites funéraires juifs et que signifient-ils? Nous étudierons ensemble le sens des marqueurs juifs du deuil: la « kri’a » (déchirure d’un vêtement), les cailloux sur les tombes, la récitation du kaddish et la shiva…

■ Littérature rabbinique
Non, le judaïsme, ce n’est pas que la Bible ! Mishna, Gemara, midrashim, Tossefta, littérature des responsa, littérature codificatoire (les grands codes de Loi) : tous ces textes, où sont déposés les trésors de la pensée juive rabbinique, ont valu au peuple la réputation d’être le « peuple du Livre », ou plutôt, faudrait-il dire, le « peuple des livres », voire de « l’interprétation des livres ». C’est à cette forêt de références que nous consacrerons le cours d’aujourd’hui : quels sont les ouvrages ? De quoi parlent-ils ? Comment les trouver aujourd’hui ? Et surtout : qu’ont-ils encore à nous dire à nous juifs en 2014 ? Qu’on se le dise : à la fin de ce cours, l’érudition ne sera plus une affaire de spécialistes !

■ La Création
« Bereshith bara élohim… », « Au début dieu créa… », y a-t-il début plus évident que ce premier verset de la Bible ? Et en même temps, plus compliqué ? Que veut donc dire « bara », « créer », à partir du néant ? Bien plus, la Bible ne parle pas d’une seule création, mais de trois créations, emboîtées les unes dans les autres ! Par ailleurs, quel est le lien entre création, révélation, et rédemption ? Pourquoi l’homme est-il créé en dernier, « malgré l’avis des anges, qui s’en méfiaient », nous dit le midrash ! Récit de la Genèse, importance liturgique, implications philosophiques, toutes ces dimensions, révolutionnaires si on les compare avec la notion du kosmos grec, seront au rendez-vous de ce cours : venez assister à un véritable big bang biblique !

■ La fête de Shavouoth & la Révélation
Deuxième Fête de pèlerinage, intimement liée à la fête de Pessah par les 49 jours de la période de l’omer, Shavouoth, comme nous le verrons, comporte à la fois une composante agricole, une composante historique et une dimension spirituelle. Elle est principalement, pour nous aujourd’hui, « Zeman matane toraténou », la « Fête du Don de notre Torah », événement fondateur s’il en est !
Nous en étudierons l’histoire, les rites et leur signification, la pratique liturgique, sans oublier une présentation de ce merveilleux récit de Ruth la Moabite, qui derrière son aspect de bluette bucolique et romantique, est en fait porteur de thèmes fondamentaux pour le judaïsme : rien moins que la question de l’identité juive !

■ Loi écrite & Loi orale — cours n°1
Ce couple de notions, « Torah she-bi-khtav » (Loi écrite) – « Torah shé-bé-al péh » (Loi orale) est absolument fondateur pour la pensée rabbinique. Yeshayahou Leibowitz affirmait même que, au sein d’une religion qui n’est absolument pas dogmatique, il constituait peut être le seul dogme du judaïsme ! C’est avec lui que rabbins ont souhaité débuter le livre des « Maximes des Pères » : « Moshe qibbèl Torah mi-Sinaï… », « Moïse a reçu la Torah au Sinaï… ». De quelle Tora s’agit-il ? demande alors les rabbins. De la Torah orale !
Mais alors, seraient-ce deux Torah, deux « Torot », qui ont été données au Sinaï ? Parfaitement ! Deux heures ne seront pas de trop pour débrouiller cette énigme…

■ La kasheroute – Règles & réflexions
Ce qui frappe tout d’abord dans la cacheroute — ensemble des règles alimentaires du judaïsme–, c’est la diversité et la complexité de ses préceptes. Et pourtant, cette complexité dérive de principes simples, que nous expliquerons dans ce cours : abattage rituel, interdit du sang, mélange lait-viande, règles de préparation et de consommation des aliments.
Mais le plus important, sans doute, sera de réfléchir ensemble à la signification de ces règles. Tout d’abord, étudier les grandes perspectives d’interprétation tracées par nos Sages (explication symbolique, ou hygiéniste, ou faisant appel à la sainteté, ou à la séparation sociale, etc…), et l’approche du judaïsme libéral. Avant que de nous poser la question : et pour nous aujourd’hui, quel est le sens de la cacheroute ?

■ Le judaïsme libéral — cours n°1
Le judaïsme libéral est fils des Lumières, et de deux de ses idées fondamentales : l’ouverture à la culture universelle, et l’importance donnée à l’individu, à son autonomie de conscience, en particulier en matière religieuse. Il est surtout le fruit d’une situation politique inédite dans l’histoire juive : la fin des communautés organisées autour de la seule Loi juive, et la possibilité pour un individu de mener d’autres destinées, au sein de sa société, que celle de la piété et de l’étude. Dès lors, comment être à la fois citoyen et fidèle à la tradition ?
C’est à cette question qu’a tenté de répondre le judaïsme « réformé ». Depuis la première synagogue libérale, en 1810 en Allemagne, à la création du MJLF en 1977, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le judaïsme libéral, sans même avoir pensé à vous le demander !
Un deuxième cours, sera consacré aux positions du judaïsme libéral aujourd’hui en novembre 2014.

■ Hébreu — Révisions
« Kol ha-hathaloth qashoth »… « Tous les débuts sont difficiles », nous dit le dicton hébraïque. Mais quoi de plus naturel – et de plus plaisant — que de se remettre à la « leshon ha-qodesh », la « langue de sainteté », pour redémarrer les cours ? Révision de l’alphabet, lectures de prière et de bénédictions : ce cours sera divisé en plusieurs niveaux pour vous permettre de vous remettre parfaitement à niveau. Be-seder ?

■ Rosh ha-Shanah & les yamim noraïm
Jour anniversaire de la création de l’homme, premier jour de l’année, jour où nous élisons à nouveau Dieu comme « avinou malkénou », « notre père et notre maître », il est difficile d’imaginer moment plus riche de significations que cette fête à la fois solennelle et joyeuse. Mais quelle en est l’histoire ? Quels en sont les rites ? A la maison, et à la synagogue ? Et les significations profondes ? Et ces « yamim noraïm », ces dix « jours terribles » qui font le lien entre Rosh ha-Shanah et Kippour (et où ont lieu, tous les matins, les selihot, les « prières de pénitence »), que viennent-ils nous enseigner ? En deux heures, une préparation idéale pour être inscrit dans le livre de la vie !

■ Yom Kippour – La notion de teshouvah
Après Rosh ha-Shanah où s’ouvre, traditionnellement, une période de jugement et d’introspection, Kippour, en une journée à la fois austère et marquée par une sorte de joie solennelle, en marque le terme. La thématique du jour, outre le jeûne censé nous aider à élever nos consciences, est la « teshouvah », qui signifie à la fois « retour » et « réponse ». Retour devant notre créateur, retour à l’intimité de nos consciences – si cela appartient en propre à chacun, ce cours, dans l’optique « teshuvot » au sens de « réponses », s’efforcera d’en apporter quelques-unes sur la signification et la pédagogie du jeûne, sur les rites et prières propres à cette journée unique.

■ La fête de Soukkot et Sim’hat Torah
Quelle belle fête que la fête de Soukkot, celle où l’on construit des cabanes et où l’on s’y assoit, la seule mitsvah, nous disent nos Sages, que l’on accomplit avec son corps entier – simplement en s’y asseyant, et en y étant présent !
Deux heures ne seront pas de trop pour évoquer toutes les richesses « constructives » de cette fête, y compris la mistvah des « quatre espèces », symbole du pluralisme et de la diversité du judaïsme. Quant à la fête de Simhat Torah, elle clôt les fêtes de tishri : occasion de reparler de la Torah, de son cycle de lecture, de la conception du temps dans le judaïsme… et surtout, de se préparer à vivre ces réjouissances en communauté (erev Soukkot le mercredi 08 octobre à 18 h 45, Simhat Torah le mercredi 15 octobre à 18 h 45) !

■ La Torah
La Torah « dans toutes ses dimensions » pourrait-on ajouter –« la Torah, Israël et le Saint-béni-soit-Il ne sont qu’une même chose », affirme le Zohar… Nos Sages ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’approcher et en définir l’étude. Justement : quelles en sont les définitions ? S’agit-il d’un simple corpus (« la première partie de la Bible) ? D’une sagesse en générale ? Comment la Torah trouve-t-elle à s’exprimer dans notre liturgie ? Et la lecture de la Torah ? Comment y procède-t-on, quelle est l’histoire – absolument passionnante – de la mise en place de sa lecture ? Comment étudier, par ailleurs, la Torah ? Quels sont ces fameux « principes d’herméneutique », fleurons de la culture rabbinique, qui sont censé en livrer les clés ? Quelques éléments de réponse en ce 20 tishri 5775… !

■ Le judaïsme libéral aujourd’hui — cours n°2
Un premier cours, il y a quelques mois, nous avait familiarisés avec l’histoire du judaïsme libéral, né en Allemagne au début du 19ème siècle pour faire face à l’immense défi de la modernité. Mais au-delà de son histoire, qui l’a vu fleurir aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe pour devenir largement majoritaire dans le monde (1,7 millions d’adhérents, dans plus de 1200 synagogues et 42 pays), quels en sont les principes aujourd’hui ? Egalité hommes – femmes, patrilinéarité, approche de la conversion : quelles sont les positions qui nous distinguent d’autre sensibilités, y compris de mouvements proches tel le mouvement massorti ? Et en France : en quoi notre judaïsme libéral fait-il entendre une voix différente du judaïsme anglo-saxon, par exemple ? Et le MJLF ? Où nous situons-nous au sein de cette galaxie libérale ? Un cours sur les fondements de nos valeurs…

■ Les grands penseurs – cours n°1
« Penseurs », ici, signifiera ici tout autant rabbins, philosophes, kabbalistes, décisionnaires, bâtisseurs de mouvements… ces fonctions, il est vrai, ont cohabité au sein d’un même homme ! Des hommes remarquables qui peuplent la galerie fournie des héros et génies de la pensée et de la spiritualité juive. Qu’on en juge : de Philon d’Alexandrie à Saadia Gaon en passant par Salomon ibn Gabirol ou Yehudah ha-Levi, mais aussi Abraham ibn Ezra, Bahya ibn Paquda, Rashi, Maïmonide, Nachmanide ou encore Joseph Albo… il ne sera pas question d’entrer en détail dans la pensée de chacun, mais de souligner, à la fois une continuité de préoccupation inhérente à la « pensée juive », mais aussi la diversité des situations culturelles a sein desquelles le génie de la Tradition s’est exprimé.

■ Le statut des femmes dans le judaïsme
Le judaïsme libéral a très tôt instauré une égalité totale ente les hommes et les femmes, condition indispensable pour que le judaïsme soit vécu, en harmonie avec l’évolution des sociétés et des mentalités, comme une spiritualité moderne, pertinente, et inclusive.
Quelle en sont les applications – de grande importance – qui expriment ce principe de manière pratique ? Egalité dans l’étude des textes, montée à la lecture publique de la Torah, possibilité pour les femmes de devenir rabbin : nous connaissons tous ces pratiques qui nous semblent évidentes. Mais tout aussi intéressants sont les raisonnements, talmudiques ou logiques, qui en étayent la possibilité. Une plongée – argumentée et militante – dans nos valeurs !

■ Les grands penseurs – cours n°2
Un premier cours nous a familiarisés, le 11 novembre dernier, avec la pensée de quelques géants de la pensée et spiritualité juive… mais dont la période de référence ne dépassait pas le Moyen-Âge. La source de ce génie de la tradition ne s’est nullement tarie au-delà, qui a dû notamment traiter – et réinventer, en quelque sorte – le judaïsme pour le penser en harmonie avec la modernité. Telle fut la tâche de ces autres de nos maîtres que furent Moïse Mendelssohn (1729-1786), Abraham Geiger (1810-1874, Franz Rosenzweig (1886-1929), Leo Strauss (1899-1973), Abraham Heschel (1907-1972), ou encore Emmanuel Lévinas (1906-1995), pour ne citer que quelques-uns…
Ce cours peut être suivi de manière totalement indépendante si vous n’avez pas assisté au premier.

■ Responsa & questions actuelles – Cours n°1
Depuis les temps glorieux où les communautés européennes naissantes, vers le 10ème siècle, envoyaient leurs « sheééloth » (« questions ») aux académies talmudiques de Palestine ou de Babylonie à la sagesse déjà séculaire, la littérature des « teshuvoth » (les « réponses », « responsa » données par ces académies, et plus tard, par toute autorité compétente) constitue un pan majeur de la littérature rabbinique.
Cette tradition ne s’est jamais interrompue et court jusqu’à nos jours, y compris au sein du monde libéral. Ces teshuvoth, qui concernent tous les domaines de la vie, sont intéressantes et émouvantes à double titre : elles témoignent d’une part du trésor incomparable de la vie juive sous toutes les latitudes et à toutes les époques et, sur le plan de la halakha (la « loi juive »), mobilisent une créativité souvent époustouflante qui permet d’entrer, de manière concrète et précise, dans l’esprit et le génie juridique d’Israël….
Le cours se concentrera sur quelques-uns de ces cas concrets (cours prolongé par la séance du 31 mars).

■ Histoire des juifs de France
« Heureux comme un juif en France », disait le dicton. Nous n’aborderons pas de front la question de sa pertinence aujourd’hui, mais il est certain que bien avant que la nation française ne se constitue en une entité politique, les communautés juives y étaient installées et actives depuis longtemps. Grands personnages (Rashi) et périodes glorieuses, celle des communautés ashkénazes du nord de la France, des Tossaphistes, ou des communautés provençales ouvertes sur le monde séfarade et la philosophie, alternent avec de plus sombres périodes. Il restera néanmoins à la gloire de la France d’avoir, la première, accordé l’Emancipation et la citoyenneté en 1791. Ce sont ces deux deux-mille ans d’histoire que nous évoquerons, ainsi qu’un judaïsme à la française dont le modèle nourrit toujours de manière profonde la première communauté juive européenne, et la troisième communauté mondiale.

■ La fête de Hanoukka
Quelques lumières jetées sur la « fête des lumières »… Hanoukka a la particularité d’articuler la mémoire d’événements militaires, nationalistes, issus de la dure réalité géopolitique moyen-orientale, avec les plus hautes aspirations spirituelle : la lumière, symbole d’intelligence, de signification, de transmission…
De la glorieuse saga des Macchabées, en passant par la ré-inauguration du Temple (« hanoukkat ha-Baïth »), nous évoquerons les aspects historiques, rituels et liturgiques de l’une des célébrations les plus joyeuses du calendrier juif. Et nous répondrons à cette énigme : comment se fait-il que cette fête d’une importance identitaire capitale n’ait point été inclue dans le canon biblique ?

■ Liturgie 1 – L’office du samedi matin
Les Sages n’ont pas rédigé de traités théologiques en bonne et due forme, mais outre les discussions du Talmud, l’endroit où ils ont confié le cœur de leurs convictions, leurs valeurs, et exprimé jusqu’à leurs arguments polémiques est sans doute la liturgie, les textes des prières qui, à cet égard, constituent le plus fidèle témoignage de la théologie rabbinique.
Tout en rappelant la structure de l’office du samedi matin, qui scénarise à lui seul la manière dont les sages concevaient la juste manière de s’approcher de Dieu, nous étudierons les prières principales une par une, les mots et leurs significations : spiritualité, poésie, et révision d’hébreu seront au programme !

■ Liturgie 2 – L’office du vendredi soir
Ce cours poursuit, à travers la liturgie du vendredi soir, les objectifs du cours précédents : mieux comprendre les prières de l’office pour mieux prier, et accessoirement augmenter son vocabulaire, et sa maîtrise de l’hébreu…

■ Liturgie 3 – Bénédictions diverses
Suite et fin (provisoire) des deux cours précédents : nous complèterons avec les prières que nous n’avons pas eu le temps d’étudier, et poursuivrons avec une exposition des principales bénédictions de la vie quotidienne : apprentissage de leur lecture, étude de leur signification et des situations pratiques qui en amène la récitation.

■ Le sionisme
« Le terme de « sioniste » est fondamentalement simple, clair, facile à définir, à comprendre et à justifier. Cependant, au cours des vingt, trente dernières années, ce terme s’est transformé en une notion des plus confuses. La droite l’ajoute comme une sorte de crème chantilly pour améliorer le goût de mets douteux … [tandis qu’] à l’étranger, dans les cercles critiques à l’égard d’Israël, le sionisme sert de poison à l’aide duquel chaque argument à l’encontre de l’Etat hébreu se voit aggravé… » Ainsi s’exprime l’écrivain Abraham B. Yehoshua dans une tribune récente. Les fondements, les développements, et les accomplissements du sionisme : nous n’aurons pas trop de deux heures pour objectiver une matière passionnelle, entrer dans la complexité d’une situation dont les simplifications sont souvent désastreuses.

■ Seder pédagogique de Tu-bi-chevat
« Car l’homme est comme l’arbre des champs », proclame la chanson… Fête écologique avant la lettre, Tu bi-chevat diffuse ses enseignements profonds, parfois mystiques sur la nature, l’homme et sur notre relation à Dieu à travers des rites on ne peut plus concrets et joyeux.
Aussi la meilleure manière d’enseigner cette très belle fête est tout simplement de vivre ensemble le seder qu’ont imaginé, au 16ème siècle, les kabbalistes de Safed, et où noyaux, écorces, et verres de vin sont autant de symboles puissants et conviviaux de la plus haute spiritualité…
Un seder où il sera particulièrement indiqué d’inviter familles, conjoints et conjointes.

■ L’Etat d’Israël
Le sionisme nous aura permis de comprendre toutes les étapes qui furent menées avant d’aboutir à la création de l’Etat en 1948. Ce cours placera son attention sur la vie actuelle de cet Etat encore en construction et aux accomplissements étonnants pour une histoire si récente. Seront notamment abordés :
● La dimension politique et économique (un descriptif de l’Etat Israël aujourd’hui : ses institutions, sa sociologie, son économie) ;
● La dimension de l’actualité (processus de paix, rapports avec le monde arabe et les Palestiniens) ;
● Sans oublier la dimension identitaire : ahavat Israël, « l’amour d’Israël, c’est ce qui nous relie, nous juifs de diaspora, juifs de France, à un « foyer » qui, au-delà de l’aspect politique, fait aussi partie du judaïsme. Question complexe – dont nous poserons les bases.

■ La fête de Pourim
Inutile de présenter Pourim, l’une des fêtes les plus populaires et joyeuses du calendrier juif ! Encore que… Il sera bien intéressant, sans doute, d’étudier la façon dont cette fête s’est constituée (dont on ne trouve pas trace, dans l’histoire, des personnages…), mais aussi ses dinim (ses « lois », ses pratiques), et les thématiques qu’elle propose à notre réflexion : le livre d’Esther, par exemple, est le seul livre biblique qui ne contient pas le nom de Dieu… Un cours indispensable avant de venir participer au grand Pourim-Spiel du MJLF le soir du mercredi 04 mars à 18 h 45 !

■ Les prophètes et la prophétie
La prophétie a existé pendant toute l’antiquité dans tout le Moyen-Orient, mais la prophétie hébraïque a quelque chose d’absolument unique qui sera le sujet de ce cours. Qui sont les prophètes, où et quand ont-ils prophétisé ? Un prophète « annonce »-t-il vraiment l’avenir ? Et s’il se trompe, est-ce un faux prophète (que veut dire « se tromper », dans ce cas) ? Par ailleurs, les Sages nous disent que la prophétie a cessé a cessé avec Haggaï, Zacharie et Habacuc, vers la fin du 5ème siècle av. è. c. ? Qu’est-ce à dire ? Pourquoi ont-ils décrété que la sagesse était supérieure à la prophétie ? Et Moïse, « le plus grand des prophètes », en quoi sa prophétie est-elle radicalement différente des autres prophètes, dits « scripturaires » (qui ont laissé des livres à leur nom). De Maïmonide (qui a livré, dans le Guide des Egarés, une passionnante théorie de la prophétie) à André Neher, dont le classique Prophètes et prophéties n’a rien perdu de son actualité, éléments de réponse ce soir…

■ La lecture de la Torah
La lecture de la Torah, outre le plaisir d’y assister trois fois par semaines, est probablement l’un des moments liturgiques le plus passionnant à étudier, tant il exprime, pour la pensée rabbinique, l’importance théologique, pédagogique et identitaire de leur vision du monde. Tout a été pensé, pesé et codifié dans la lecture de la Torah. La définition même de ce qu’est une lecture et de ce qu’il faut y lire (les parashiyot, quels passages exactement, où et quand), mais aussi le rituel lui-même : qui monte à la Torah, combien d’appelés, dans quel ordre et selon quelles priorités ? Quels gestes sont-ils préconisés pour exprimer le « kavod Torah », le « respect dû au sefer Torah », pourquoi le judaïsme libéral en a-t-il supprimé certains et gardé d’autres ? En quoi, et pour qui la lecture de la Torah est-elle une obligation ? Et pour quelle raison, ancrée dans les textes traditionnels, les femmes peuvent-elles monter et lire dans la Torah ?
Le cours, bien entendu, joindra le geste à la parole, et s’appuiera sur les magnifiques sifreï Torah de notre arone ha-qodesh (« arche sainte »).

■ Les différents courants du judaïsme
Deux juifs, trois opinions… Et puis, la synagogue où l’on va, et celle – absolument indispensable, « où l’on ne mettra jamais les pieds ! » Voici des choses fondamentales pour la tradition ! Rites séfarades ou ashkénazes, mais aussi sensibilités « théologiques » diverses : orthodoxie, néo-orthodoxie (Samson Raphaël Hirsch, mais aussi le courant de « Torah ou-madda » — « Torah et science »), ultra-orthodoxie (harédim) : comment fonctionnent-ils ? Quelle conception ont-ils du pouvoir et de la légitimité religieuse ? Quelle attitude préconisent-ils vis-à-vis de la société, et quels arguments en faveur d’un certain séparatisme social ? Quant au hassidisme, sous quelles formes continue-t-il aujourd’hui ? Et le judaïsme massorti ? En quoi est-il différent du judaïsme libéral ? En quoi peut-on parler, par ailleurs, d’un judaïsme laïc ? Deux juifs, trois opinions ? Un cours d’où l’on ne ressortira peut-être même pas d’accord avec soi-même… !

■ Responsa & questions actuelles – Cours n°2
Ce cours est une suite de la séance du 02 décembre dernier, mais il peut être suivi sans problème si vous n’avez pas assisté au précédent.
Comme nous l’avons vu, les responsa offrent un angle incomparable sur les mille et uns détails de la vie juive à toutes les époques et sous toutes les latitudes. Par leur démarche souvent très créative, voire audacieuse sur le plan de la halakha (la « loi juive »), ils permettent, au-delà de l’intérêt des réponses, d’entrer au cœur d’un sujet précis. Exemples (non exhaustifs) que nous pourrons aborder : est-il possible d’annuler une conversion ? Peut-on faire des aliyot (« montées » groupées à la Torah ? Quel est le statut sexuel d’un transsexuel ? Peut-on vendre un sefer Torah ? Ainsi que cette délicieuse « shéélah » (« question ») : la viande de dinosaure est-elle kasher … ?

■ Seder pédagogique de Pessah
Le Seder pédagogique, c’est très simple : nous vivrons le Seder, étapes par étapes, pour une véritable « répétition générale » ! Une seule différence majeure : nous ne mangeons malheureusement pas, lors de ce cours, les délicieux mets traditionnels de ce soir-là… Au menu, cependant : une explication de la fête de Pessa’h (histoire, signification, pratiques), et une lecture pas à pas de la Haggadah, axée aussi bien sur la pratique que sur la philosophie de nos Sages : c’est dans ce récit de la Haggadah, en effet, que ceux-ci ont exprimé toutes leurs idées théologiques sur ce qui demeure une expérience fondamentale de notre peuple, et un message toujours révolutionnaire adressé à l’humanité : la liberté !

■ Les institutions juives de France
Les juifs ont une longue histoire en France, et ils ont développé, surtout à partir du 19ème siècle, de nombreuses institutions témoignant à la fois de leur intégration et de leur acculturation au sein de la République et de la communauté nationale, et s’attachant à transmettre les lumières propres de la tradition.
C’est cette histoire complexe et passionnante que nous détaillerons dans ce cours, mais aussi avec la volonté de susciter un intérêt militant pour les développements du présent : nous, juifs libéraux, nous devons d’être parfaitement au fait de la géographie spirituelle et politique des juifs de France. Seront en particulier évoqués l’histoire et le rôle de l’Alliance israélite universelle (AIU), du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) créé en 1943, mais aussi de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), de l’école des cadres Gilbert-Bloch d’Orsay, sans oublier le Consistoire.

■ L’identité juive
L’identité ne se définit certes pas, elle se raconte. Encore cette question de l’identité, hébraïque, puis israélite, puis juive, a-t-elle une longue histoire, fort mouvementée selon les différents prismes des différentes époques qui ont eu à en traiter.
De l’identité « souple » et simplement déclarative de Ruth la Moabite aux procédures formelles de conversion imaginées par les rabbins, les conceptions de la judéité ont énormément évolué. La question « qui est juif ? » posée par l’Etat d’Israël en 1951 à la suite d’affaires controversées a encore complexifié le champ de réflexion, et demeure d’actualité avec les positions prises par les différentes dénominations (on sait que le judaïsme libéral reconnaît, par exemple, la patrilinéarité comme un vecteur de transmission de la judéité).
Nous ferons appels, ainsi, aux ressources de la tradition, mais aussi abondamment à la littérature contemporaine : Edmond Fleg, Théodor Lessing, Franz Kafka, Woody Allen, André Spire, Georges Perec et Yehuda Amichaï – entre autres.

■ Sikoum (« cours de conclusion ») – Havrutot
Le temps est ainsi venu de nous séparer… avant de nous retrouver, pour certains d’entre nous, lors de l’examen et au beith-din !
Cours entièrement participatif que ce dernier cours de la promotion Aviva : vos questions (merci de les préparer à l’avance – même si, bien sûr, nous prendrons celles qui sont posées impromptu) prendront une large part de cette séance. Une deuxième moitié sera par ailleurs consacrée à des mini-séances d’étude en havrutoth (étude à deux, face à face, fondée sur la discussion et la contradiction), par mini-séances e 5 à 10 minutes, avant que vous ne changiez de table et de haver / havera (« compagnon d’étude ») : une sorte de séance de « speed-Talmud » en quelque sorte !

Publicités