Synthèse Session 2 et 3

Prière juive :

  • Qu’est ce qu’un miniane ? à quoi cela correspond  ?
  • Pourquoi 3 prières par jour ? Comment s’appellent-elles ? Qui a introduit cette coutume ?
  • Que signifie : prier avec cavana ?
  • Quelle est la différence entre la prière juive et la prière des autres religions monothéistes ?
Pessah :
  • Quels sont les enseignements de Pessah ?
  • En quoi cette fête est-elle importante sur le plan de l’identité juive ?
  • Pourquoi consomme t’on du pain non levé ? Pourquoi se débarrasser des hamets ?
  • Quels sont les points principaux du Seder ?
  • Pourquoi raconter une histoire aux enfants ?
  • Pourquoi cette magie avec le serpent ?

 

Comment se déroule la lecture de la Torah ?

La lecture communautaire de la Torah est le moment où la communauté porte le texte millénaire et en renouvelle le sens. La lecture du chabbat matin reprend la paracha de la semaine. Le Rabbin Yann Boissière et la commission « affirmer notre identité » ont voulu partager leur approche de la prière juive dans un petit livret accessible au MJLF. Cet article en reprend des extraits. Merci à eux pour ce partage.

■ La lecture de la Torah :
● On considère traditionnellement que Moïse a institué la lecture de la Torah les jours de Shabbath et des fêtes, tandis qu’Ezra (Esdras) aurait institué les lectures de semaine (les lundi et jeudi), ainsi que la lecture de minhah à Shabbath (Meg. 75a) ; selon une autre version (Mekhilta 45a), les lectures de semaine auraient été instituées par les « prophètes et les anciens ».
● Nos Sages ont divisé le texte de la Torah (le « Pentateuque », à savoir les cinq livres de Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome) en 54 parties, ou parashiyoth (pluriel de parasha, « section », parfois dénommée « péricope »), de manière qu’une lecture complète du rouleau de la Torah, quels que soient les décalages dus aux Fêtes, soit accomplie au bout d’une année complète.
● La fin de cette lecture et son recommencement immédiat ont lieu lors de la fête de Simhath Torah (« joie de la Torah ») qui se déroule immédiatement après la fête de Soukkoth.
● Le principe d’une lecture ordonnée de la Torah, parasha après parasha, ne s’est imposée que progressivement, à l’époque des tannaïm (les Sages auteurs de la Mishna, qui ont vécu entre 1 et 200).
● La division en 54 parashiyoth exactement est tardive ; elle n’a été fixée définitivement qu’à la période des guéonime, les générations de Sages qui ont suivi la clôture du Talmud après 500.
● La division en chapitres est le fait d’Etienne Langton (1155-1228), évêque de Canterbury.
● La division en versets, quant à elle, est généralement attribuée à Robert Estiennes (1503-1559), imprimeur du roi François 1er exilé à Genève en 1552, pour son édition de l’Ancien Testament de 1553.

■ Le minhag (« coutume ») libéral – une lecture triennale du texte :
● Il existait à l’époque talmudique deux minhaguime concernant la façon de lire le texte de la Torah.
● Le premier, en vigueur dans les communautés de Babylonie, procédait à une lecture intégrale de la parasha chaque semaine ; le deuxième, en vigueur en Erets Israël (Palestine), ne parcourait chaque semaine qu’un tiers de la parasha et ne complétait ainsi la lecture totale du séfère qu’au bout de trois ans, voire trois ans et demi. C’est ce dernier mode que l’on appelle « lecture triennale ».
● Les communautés libérales, dès le 19e siècle, ont repris cette lecture triennale, à la fois pour abréger les offices, mais aussi dans un souci de compréhension : ce qui est cantilé en hébreu est la plupart du temps traduit et relu (ou paraphrasé, ou commenté) en français, afin que chacun se pénètre bien du texte.

■ Les aliyoth (« montées [à la Torah] »), le shomère (« gardien ») et les dons :
● Sept personnes sont appelées à la Torah le samedi matin. Au temps du Talmud, ces personnes lisaient elles-mêmes dans le séfère-Torah, mais cette compétence s’étant progressivement perdue, la coutume consiste depuis lors à ce que le olé (la personne qui « monte ») prononce une bénédiction avant et après la lecture, cette dernière étant assurée par l’officiant.
● Dans nos communautés libérales, femmes et hommes montent indifféremment à la Torah (seuls les hommes montent dans les communautés traditionnelles). Les qualités de cohen ou de lévi n’étant plus considérées comme des statuts à la certitude historique indubitable, les priorités de lecture qui leur sont traditionnellement attribuées (le cohen montant en premier, le lévi en deuxième) ne sont plus observées.
● Le shomère (« gardien ») est la personne qui, lors de la lecture, vérifie que le texte est correctement prononcé et cantilé. Alors que le séfère-Torah ne comporte ni voyelles ni ponctuation, il dispose d’un livre spécial (le « tikkoune ») pourvu de toutes les indications nécessaires. L’exactitude du texte est chose si importante que le shomère n’hésite pas à reprendre le lecteur à haute voix si une erreur est commise.
● « Monter » à la Torah constitue un honneur, et soutenir financièrement la communauté où l’on prie est une mitsva (un « commandement »). C’est pourquoi les Sages ont institué une politique de don obligatoire : toute personne qui monte a le devoir de faire un don à la communauté (ou une promesse de don, pour ne pas briser la sainteté du Shabbath). Ces dons sont annoncés publiquement dans maintes synagogues traditionnelles ; ils ne le sont pas dans les synagogues libérales, mais l’obligation n’en demeure pas moins…

Le judaïsme pour débutants

Le judaïsme pour débutants, Charles Szakmann

Le judaïsme pour débutants permet une approche à la fois ludique et intelligente du judaïsme.

Les thèmes centraux y sont abordés, accompagnés de dessins pédagogiques ou humoristiques. Cette approche reflète deux composantes essentielles de la culture juive: l’humour indispensable et l’approche comparatiste avec d’autres systèmes de pensée.

Le premier tome, « Les principes fondamentaux de la religion juive », aborde des éléments d’histoire juive, évoque ce qu’est la Torah, l’éthique juive, la famille juive, le chabbat, le calendrier, la prière ainsi que la cacherout.

Le deuxième tome, nommé « un regard juif sur le monde » évoque d’autres grandes questions, comme la vision juive de l’élection, la sexualité, les questions d’éthique et de définition de la vie et de la mort.

Ces ouvrages ne donneront pas une vision exhaustive de la vie et de la pensée juive, mais permettront de discerner les éléments essentiels. Comme tout ouvrage, il est important de le lire avec un Rav et un Haver, en mettant les connaissances acquises en perspective.

Il est très complémentaire du « Dictionnaire Encyclopédique du Judaïsme » en cela qu’il va à l’essentiel et se lit d’une façon décontractée.

Vous pouvez consulter ici les articles qui lui sont consacrés sur le site « Le Scout »  ou sur le site de l’éditeur pour le tome 1 et pour le tome 2. Vous trouverez ici un article consacré à son auteur.

Titre : Le judaïsme pour débutants
Auteur : Charles Szlakmann
Langue : français
Éditeur : La Découverte
Collection : Poche / Essais
Lieu : Paris
Publication : mars 2006
Pages : 190
ISBN : 9782707148247