Notre siddour (« livre de prières ») – une brève présentation.

Le sidour est le livre des prières quotidiennes. Le Rabbin Yann Boissière et la commission « affirmer notre identité » ont voulu partager leur approche de la prière juive dans un petit livret accessible au MJLF. Cet article en reprend des extraits. Merci à eux pour ce partage.

● Le mot siddour provient d’une racine hébraïque signifiant « ordre ». Le siddour, c’est tout simplement un livre de prière où les prières sont classées dans un certain ordre.

● La liturgie n’a cessé d’évoluer au cours de l’histoire juive, et les premiers livres de prière (pl. siddourim) avec une structure globale proche de la nôtre aujourd’hui apparaissent vers le 10e siècle. Toutes les prières apparaissent dans le cadre des différents types d’offices, structurés selon une double perspective :
a/ Une différenciation entre office de semaine et office de Shabbath ;
b/ Une distinction entre office du matin (shaharith), de l’après-midi (minha) et du soir (arvith). Le judaïsme a en effet instauré trois prières quotidiennes en écho aux trois sacrifices quotidiens qui se déroulaient pendant la période du Temple.

● Les offices de fêtes font généralement l’objet de livres de prières à part, nommés mahzor ( « cycle »).

● Le siddour du MJLF, publié en 1997 et intitulé Taher libénou (« purifie notre cœur » — une expression tirée des Psaumes) reprend la structure classique de tout siddour, mais exprime plus particulièrement la vision du judaïsme libéral sur la prière. La partie « anthologie », qui développe une réflexion et une étude à partir de nos textes, est également une spécificité de l’approche libérale. La partie « prières » proprement dite est abordée ci-après.

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